03 avril 2008
Les ONG sont parties, la malnutrition reste
"Le centre recevait entre 30 et 40 malades par mois et il en a déjà guéri environ 9 000. Il avait créé des comités d’alerte à la malnutrition sur toutes les collines de la province et les malades étaient transportés jusqu’ici par ses véhicules", confie un ancien employé de l’Ong.
Soutenu par le PAM et l’Unicef, l’hôpital de Gitega a pris le relais et s’occupe de ces malades. Mais la structure d’alerte mise en place de la base au sommet par l’ACF n’est plus fonctionnelle et les gens ne sont plus suivis ni soignés dans les villages [....] Le long de la route Gitega–Ruyigi, le spectacle est déprimant : les villageois sont maigres, les champs presque vides de cultures, la végétation plutôt chétive avec peu d’arbres. Dans cette région sans lac et donc sans pêche, le haricot est la seule source de protéines. L’élevage lui a été anéanti pendant la guerre. Quelques tubercules et la banane cuite constituent l'essentiel du menu quotidien. L'arachide et le soja y poussent certes, mais leur consommation n’étant pas vulgarisée, toute la récolte est vendue à des commerçants qui les revendent trois ou quatre fois plus cher dans d’autres provinces...
22:16 Publié dans Temps modernes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vive la vie, afrique














