29 juin 2008

Hébétude

Le soir a doucement jeté sa cape

Avec lui la fraicheur s'est installée

Hébétude lente torpeur de l'esprit

De paresse douce je me suis épris

L'aiguillonante ferveur s'en est allée

La lassitude a fait son travail de sape

Chants des insectes rythme insolent

Vrombissement de la ville agression

Je ne sais pas je ne sais plus guère

Ignorer oublier le sel de la terre

Laisser aller ne pas faire diversion

Laisser faire le tempo indolent

Glisser en sourdine dans l'onde

Gouter le nirvana sans retenue

Pensée onctueuse larvée

En ton sein je vais me lover

Paisiblement m'abandonner nu

A la délicatesse féconde 

 

13 juin 2008

Soi

Non, ce n'est pas simple. Il fut un temps où j'ai du confronter cette difficile nécessité de passer d'une vie à l'autre, de me confronter au passé tout en en voulant plus, de me retrouver dans l'avenir et de me demander si j'étais vraiment moi, et, pour finir de me rendre compte que je n'étais plus tout simplement au présent et qu'il était important que je le retrouve. On a chacun notre individualité, notre histoire, nos dispositions. On peut se rendre compte un jour justement que l'on peut être aussi ça, ou ça, ou ainsi, selon les circonstances, les configurations. Peut être peut on rester soi, mais qui est le soi ? Les évènements de la vie nous amènent un peu plus vers ce que l'on est ou vers ce que l'on est susceptible d'être. Se connait on vraiment, quelles sont les parcelles inconnues enfouies ou enfuies de notre être que l'on aimerait bien découvrir tout de suite ? Ou redécouvrir?

04 juin 2008

Journée pas ordinaire de tous les jours

Réveil pelotonné sous la couette calin du matin café tartine confiture 2ème café douche rasoir 3ème café voiture je devrais aller à pied mais je vais en voiture quand même plongée dans les dossiers téléphone projets ouf pause repas reunions consultations courriers rapports analyses tableaux rendez vous publications réponses aux mails programmation retour à la maison les nerfs se relachent la journée ressort en noir et blanc ou en couleur, selon, petite bière diner réparateur discussion sur la comète refaire le monde ne pas remettre à demain relativiser remettre quand même ça le lendemain.

Il va falloir que j'y alle à pied, c'et tellement mieux, et déjà ça de gagné... 

17 mai 2008

Orage

J’aime ce moment déchainement des éléments martèlement du grain décuplement de l’esprit débridement de la pensée orage pluie battement incessant rythmant le raisonnement tonnerre suivant l’éclair fulguration intransigeante volets battants enivrement de la conscience tourmente du ciel jubilation de la création tonnes d’eau tarissant la sècheresse de l’âme imperceptibilité de l’instant lumière dans le noir silence dans le vacarme solitude dans l’immensité déferlement des perceptions étonnement de l’être défoulement exquis Je vis

02 mai 2008

Nuit tombante

 
Nuit tombante champs de canne route sinueuse sérénité troncs blafards épars Journée décalée famille paroles futiles profondeur non dévoilée Nuit tombée retour à la case mois de mai le 1er puis le 8 puis le 18 Des années de mois de mais la vie continue elle va elle vient Amour nu sauveur pansant les blessures cicatrices du mois de mai Tu es là fidèle inquiète pure que de bonheur tu m'enlaces de ton âme tes pensées me caressent Elle est là aussi, toujours, tellement lointaine et tellement présente faisant partie de moi faisant partie de nous
 
 
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  1er mai 2008

27 avril 2008

Journée solitude

Journée solitude radieuse et frustrée soleil de plomb brise apaisante se couler dans l'onde vivifiante les palmes s'entrechoquent l'ombre joue sur les voilages à l'envi du vent coulis océan à l'infini terre indécise inquiète Still Life Kills inscription en peinture rouge sur la 4 voies Sweet Dreams Save les mots sont là la pensée se creuse un chemin d'autres mots s'agitent pensées creuses les mots sont las ils sont las de remplir fossés de la civilisation vagues déferlantes vague à l'âme houle contraire tsunami de l'incompréhension Les palmes s'agitent le cocotier s'effraie l'océan impavide narcois reste d'huile folie des hommes solitude des âmes portes ouvertes sur les mots mots doux mots question mots caresses mots révolte mots frivoles mots pensée maux pansés

19 avril 2008

Ombre folle

Combien de temps va-t-on continuer à sombrer à ignorer l'ombre qui s'abat dans la folie sur l'Afrique faim luttes rebelles apauvrissement peur fuites bruits de mortiers sur la ville kalachnikoff j'aime pas ce mot nausée pseudo désarmement forcé peur du voisin frère ennemi potentiel vision cauchemardesque du retour au passé 1993 folie meurtriére Faites qu'ils résistent cette fois à la violence à l'engrenage je sais pas comment mais il le faut Monde fou
 
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16 avril 2008

L'autre demi qui commence

Eveil calme serein bien dormi café au lit je suis gâté journée grand soleil dehors salle de bains douche vivifiante Je me regarde dans la glace cheveux poivre et sel surprise je ne pensais pas qu'il y en avait autant aurais je un autre regard aujourd'hui ou a-t-elle déjà fait son oeuvre la nuit de passage dans l'autre demi

Descente de la colline pas un souffle mer étale au loin en bas en contrebas petites dames au chapeau pour leur marche quotidienne matinale journée zen je la voudrais zen je suis tout à ma fête en douceur c'est pas tous les jours que ça nous arrive passer subrepticement dans l'autre demi

Feu rouge bruit de la ville rond-point bouché klaxon ça me passe au dessus j'ai tout mon temps il fait beau la vie est belle j'ai 36 trucs en cours à penser régler manager rédiger corriger projeter négocier réguler et alors ça se fera bien et si c'est pas aujourd'hui ce sera advienne que pourra je passe dans l'autre demi

Pensées ennuagées retour sur le passé comme à chaque passage je n'y peux rien c'est plus fort que moi un brun de nostalgie une pincée de douleur pinçant le coeur déchirures du temps remontée brutale avril et bientôt mai c'est plus fort que moi c'est derrière mais c'est toujours là même dans l'autre demi

Chaleur qui monte journée qui avance alléger l'agenda de l'air de la lumière se fondre dans la nature et le silence savourer l'harmonie des sens immanité des sensations douceur du relâchement détension de l'esprit prendre du recul comprendre mais se protéger carapace ou sagesse de l'âme dans l'autre demi
 
Midi passé coup de fil amitié infaillible pour rien au monde il n'aurait manqué ce jour comme tous les ans mais cette année est spéciale il est là fidèle même si je le suis peu c'est toujours lui qui téléphone il va bien les orages de la maladie sont passés et je lui avait peu signifié que j'étais là comme lui maintenant je suis dans l'autre demi
 
Autres coups de fil band'zanfan dalons papa momon soir sucré salé surprise dulcinée bulles repas chandelles quel bonheur calme retrouvé j'y suis passé présent avenir Dans l'autre demi-siécle
 
Xavier, 15 avril 2008

08 mars 2008

L'arbre et les souvenirs

 

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II regardait l'arbre. Le vent secouait les branches feuillues. Le souvenir agitait ses pensées.

Quelques feuilles tombaient et pourtant c'était l'été. Il pensait et oubliait.

La forme même du souvenir s'altérait et se liquéfiait. L'arbre restait identique à lui-même, malgré le tapis de feuilles sous lui. Les souvenirs lui arrachaient une émotion aussitôt évanouie, allant rejoindre le fonds d'états d'âme de son existence.

L'arbre ne changeait pas. Au gré des saisons, il grandissait seulement un peu plus, édifiant de nouveaux bourgeons, prolongeant ses rameaux, se couvrant éphémèrement de fleurs puis de fruits.

Les souvenirs formaient l'humus. Une séve riche était prête à inonder son coeur, alimenter ses pensées. Le tapis de feuilles n'appartenait plus à l'arbre. Dans quelques années, transformées, recyclées, disparues, elles contribueraient pourtant à l'alimenter. Il grandirait, fleurirait, fructifierait. Il rebourgeonnerait aprés la léthargie réparatrice de l'hiver.

Un moteur se fit entendre. Le passé est-iI sl insignifiant? Où sont passées ces heures, ces jours, ces mois, dont seulement quelques bribes lui revenaient par à-coups ? Le bruit de moteur s'intensifla. Le vent accentua son effort sur la multitude de feuilles qui s'accrochaient. Bonheur, douleur, joie, tristesse, plaisir, nostalgie se mélèrent. Il grlmpa sur l'arbre et s'envola.

19 décembre 2007

Pffff....

2007... se meurt, convulse, quelle année 

Pas le temps de la sentir se terminer

On s'en va, on prend des vacances

Après, on sera en 2008

Et on ira où ? 

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