08 janvier 2011
Le paradoxe de la nostalgie
Plus vaste est le temps que nous avons laissé derrière nous, plus irrésistible est la voix qui nous invite au retour. Cette sentence a l'air d'une évidence, et pourtant elle est fausse. L'homme vieillit, la fin approche, chaque moment devient de plus en plus cher et il n'y a plus de temps à perdre avec les souvenirs. Il faut comprendre le paradoxe mathématique de la nostalgie : elle est plus puissante dans la première jeunesse quand le volume de la vie passée est tout à fait insignifiant.
Milan Kundera, L'ignorance.
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04 janvier 2011
Précarisation de la jeunesse
Après les libations du 1er de l'an, retour sur terre dans notre bon vieux pays de France où tout est mieux dans le meilleur des mondes. Les jeunes de plus en plus pauvres, les vieux de plus en plus recroquevillés sur leur patrimoine, la démocratie en débandade, les générations sourdes les unes aux autres, les politiques discourent et légifèrent à l'envers du bon sens, celui qui ferait regarder vers l'avenir au lieu de regarder le bout de ses chaussures lustrées avec des chaussettes à trou en dessous. Il faaudrait investir dans la jeunesse mais "l'investissement dans la jeunesse est un voeu pieux. Parions donc qu'aucun candidat n'aura le courage de s'atteler à une telle politique de générations (Louis Chauvel, sociologue, dans le Monde du 4 janvier). "
07:25 Publié dans Coin kiosque, Le coin pas d'accord, Temps modernes | Lien permanent | Commentaires (1)














