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17 décembre 2006

Monde virtuel

Ca me laisse perplexe. Lu un reportage sur Second Life qui m'a laissé baba. Si vous ne connaissez pas, comme moi avant de découvrir ces pages, voici brièvement de quoi il s'agit. Vous vous branchez sur internet, créez votre "avatar", et vivez une seconde vie virtuelle avec plein d'autres "avatars" manipulés par d'autres internautes comme vous. Et vous ne faites pas que vous promener, vous batissez, investissez, vivez avec d'autres, gagnez de l'argent, spéculez si vous voulez, faites de la propagande, draguez, ... etc... Le plus inquiétant est que ce n'est pas qu'un jeu, que c'est vraiment un second monde sur lequel certains passent plus de 70 heures par semaine, sur lequel certains commencent à pouvoir gagner de l'argent pour leur "vraie vie". Car sur Second Life, on échange en "Linden dollars", et ceux ci sont convertibles en vrais dollars... Le fisc ne sait pas (encore) comment faire, car cette façon de gagner de l'argent n'est pas répertoriée. Et surtout, les hommes politiques, les grandes firmes commerciales commencent à s'interesser à Second Life, y infiltrent des agents pour y vanter leurs mérites et produits, faire de la propagande etc... Alors que faire ? Ne pas s'y interesser, où, au contraire l'infiltrer à notre tour pour y faire entendre et vivre d'autres choses ? Est ce que ça servirait à quelque chose ? 

16 décembre 2006

Soif ?

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13 décembre 2006

La grotte d'Amilcar

 Judex fut tiré de sa rêverie entre deux coups de pioche par le sifflement reconnaissable entre tous de son compagnon. Rapidement, il rassembla les dernières branches et racines à l’aide de la fourche, prit une bonne gorgée d’eau, ramassa ses outils, et entreprit de redescendre. Il traversa la route défigurée par de nombreux nids-de-poule qui menait autrefois à Bois-Rouge et que l’on n’empruntait plus guère. Des pierres étaient posées aux endroits les plus creusés afin de permettre aux jambes de faciliter la traversée périlleuse de cette ancienne artère devenue relique et sillonnée de saignées affluant en ruisseaux secs jusqu’à la prochaine pluie. S’engageant dans le goulet prolongeant le chemin de l’autre côté, il se retrouva bientôt dans la clairière jouxtant le regroupement des cases. Amilcar l’attendait comme convenu. Se retournant, celui-ci lança ses courtes jambes à l’assaut d’une sente dont on ne pouvait que difficilement deviner l’existence derrière un embroussaillage peu profond formant un rideau sur le bord est de la clairière, dans la direction de la ravine. Judex se dit que décidément ce petit bout d’homme en avait, de la force et de la vitalité. Il sautillait de caillou en souche, faisant émettre des craquements frétillants de vie et de rythme à chacun de ses pas. Très vite, Judex en oublia les tumultes de son esprit et se mit à suivre le jeune homme d’un pas alerte. Au bout de quelques instants, le sentier se resserra pour ne plus former qu’un goulet dans lequel il devenait de plus en plus difficile de voir quoi que ce soit. L’obscurité devenant de plus en plus grande, Judex ralentit son rythme et cette diminution de la vitesse lui donna l’occasion d’être à l’affût des moindres crissements qu’Amilcar faisait naître sous ses pas vifs. Il en fut presque impressionné et c’est en ralentissant encore qu’il continua sa progression dans le tunnel devenu très étroit.