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21 janvier 2007

Darfour

En silence. Un drame continue de se nouer, comme au Rwanda. Ca recommence, et on n'en dit ni ne sait pas grand chose. Des centaines de milliers de morts au Darfour. Peut on rester indifférent ?

20 janvier 2007

Vous voulez une photo ?

Du haut de sa hauteur elle toise le monde

Les grands mammifères et les petits hommes

Qui se prennent pour de grands penseurs féconds

Les oreilles aux aguets, à l'affut des arômes

Champ de vision aux extrêmes de son périmètre

 Elle n'a que faire de l'objectif et de son imposture

Qui prétend régenter l'entière et douce mère nature

Par ses allégations et calculs de puissant et de maître.

 Contemplant dédaigneuse par delà les cimes, 

Refoulant les insectes d'un mouvement

Avec élégance se tourne vers le soleil levant

Recommence sa lente progression intime

Au rang des passereaux et des hirondelles 

A la recherche de feuilles tendres

Elle ne daignera pas descendre

Vers les rampants et les bipèdes sans ailes. 

  

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19 janvier 2007

Des enfants privés d'école

L'école, un droit avant tout, encore bafoué en nombre d'endroits en France.

L'exclusion passe aussi et d'abord par là, notamment pour les Rroms et leurs enfants.

A découvrir, l'histoire des Rroms de la rue Ardouin à Saint Ouen.

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18 janvier 2007

Réflexions du matin

Nuit de pluie. Matin soleil. Réveil pas facile. Soirée finie tard, entre amis. Réveil avec les infos. L'ISF et la richesse des candidats. Les bras m'en tombent, je ne comprendrai jamais, argent roi, qui biaise tout. A quand des vrais réflexions ? A quand autre chose que du langage de "combat", de victoire"... Et si, avant de miser sur des individus à élire, on travaillait les idées avant ? J'avoue que je suis de plus en plus loin de tous ces blablas de propagande plutôt que de construction pour l'avenir. Dans ces conditions, pour qui voter, pour quoi voter ? Vais je être contraint de voter par défaut, contre un candidat, plutôt que pour un projet vrai. Et même s'il existe de tels projets parmi les "petits" candidats, à quoi bon ? Deux seuls héros sont mis en avant, sans vrai débat. Dans tout ça, les candidats, comme récemment Ségolène Royal investissent le monde virtuel, les blogs ne suffisent plus, l'audience potentielle doit être élargie... Si j'avais le temps, j'irais bien y faire un tour, dans Second Life, histoire de curiosité. Le problème est que là aussi, l'argent biaise tout, ces mondes virtuels sont créés par des entreprises à visée de profit... Bon, j'arrête la radio, je préfère lire et écrire. Je ne veux plus boire passivement ce que l'on instille en goutte à goutte sur les ondes. Je ne peux plus.

17 janvier 2007

Pas de bonheur sans enfants

Nane chavem nane bacht.
Pas de bonheur sans enfants.

Proverbe rom

 

 

16 janvier 2007

La Nuit Blanche

...
Mais Gwenn ne rêvait pas, elle voulait construire des maisons, repeindre des villes. Elle dessinait des plans dans les marges de ses cahiers. Une nuit, elle s'échappa du navire, glissa le long de la coque et se laissa porter par les vagues, et les vagues étaient de vraies vagues, les poèmes de Xavier Grall circulaient dans les rangs de la classe comme des émeraudes de Colombie troquées au marché aux voleurs, et dès qu'elle écrasait de ses paumes ses deux oreilles pour ne plus écouter l'éternelle litanie des religieuses, alors elle entendait des cornemuses, oui, des cornemuses et des tambours, sonnés par une armée de bagadoù jaillie des entrailles de son encrier.
...
 
Hervé Bellec, la Nuit Blanche, Coop Breizh, 2006. 

15 janvier 2007

Ta paume de main

Ta paume de main

plus large que la constellation

plus sage que l'insomnie des étoiles

Elle est attirée par la lune

et enveloppée par la mort pourpre

 

(Aux glorieux naufragés des plages

les coquillages, les lys blancs

et les spermes du sable

fraternisent sous le déferlement des

vagues)

 

Qui a regardé le goufre noir de son coeur

lorsque le chant du rossignol méprisé

mendie dans les musées et les encyclopédies ?

Les mots unissaient les humains

à l'ère des dinosaures

A présent, au tempsdes dissimulateurs,

des obséquieux, des courtisans

des taureaux noirs ils les séparent

comme des ordres militaires.

 

Pendant la nuit les rêves se taisent.

 

Poème : Dimitris Mortoyas

Musique : Angélique Ionatos

(Récital : "D'un bleu très noir, Le Théâtre, Sartrouville, 2000)