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13 mai 2007

Ma moitié

Il y a une personne dont je ne parle pas (ou presque) ici. Ou alors, de façon très indirecte, mais ça, c'est la complicité que je ne dévoilerai pas dans ces lignes. Elle est celle qui partage mes joies, mes humeurs, mes états d'âme, mes ras le bol au-retour-du-boulot-qui-me-prend-la-tête-avec-toutes-ces- conneries-enfin-pas-tellement-conneries-que-ça-mais-il-y-en- a-de-trop-vous-savez-avec-toutes-ces-cases-remplies-à- travailler-à-la-suite-quand-ce-n'est-pas-en-même-temps-et-ces -intérêts-contradictoires-à-ne-plus-savoir-où-donner-de-la-tête- pour-ne-pas-tourner-en-bourrique-ou-ne-pas-claquer-la-porte- même-si-ça-arrive-quand-ça-déborde...

Enfin, bref, c'est elle, elle m'assume, nous nous soutenons, elle me porte, je l'affectionne, je la chérie, je la lit jusqu'à la lie. Elle m'a tenu la tête hors de l'eau quand il était grand temps. L'apnée ne pouvait pas durer beaucoup plus à l'époque. Et nous avons repris la route. La route est semée d'embûches, mais nous sommes deux. Confrontons, affrontons, construisons, mais vivons. Je lui doit beaucoup, même si elle me rétorquera qu'elle aussi elle me doit tout. 

12 mai 2007

Bruits du soir

Le soir tombe, le ciel s'embrase. Calme sur fond sonore de la ville. Moteurs sourds. Jappements. Muezzin. Pleurs. Un chat miaule. Pas un souffle. Vaisselle. Cuisine. Scintillement multiple des réverbères en contrebas. Des applaudissements et huées très loin. Spectacle ? A cette heure ? Les chiens s'excitent, s'entretiennent, grondent, vitupèrent. Moto rageuse sur la route en lacet de la colline d'en face. Il fait bientôt noir, les bruits prennent leurs aises. Ecoute du monde. Sans paroles. Nuages blancs puis rouges puis roses puis gris puis noirs. Je rentre.

09 mai 2007

Du danger des analyses hâtives

Au lendemain des élections, beaucoup y vont de leurs analyses en prenant appui sur les résultats en % ou en millions, sur le découpage de l'électorat selon les tranches d'âges, professions, et autres diverses catégorisations... Attention à ces fausses analyses "sociologiques" qui classent, catégorisent, stratifient, statistiquent, font fi de l'individu singulier et social. Le résultat est là, c'est maintenant une donnée que l'on ne peut nier. Néanmoins, l'analyse est nécessaire, permettant la réflexion et la constrcution, mais laisssons la faire par ceux qui peuvent la faire, et pour cela il faut du temps, plus de temps que ne veulent bien nous faire croire les instituts de sondage et pseudo experts polito-jenesaisquoi.

08 mai 2007

L'ARBRE ET LES SOUVENIRS

 

medium_arbre.jpg L'arbre le regardait. Le vent secouait les branches feuillues. Le souvenir agitait ses pensées. Quelques feuilles tombaient. Il pensait et oubliait. La forme même du souvenir s'altérait et se liquéfiait.

L'arbre restait là, identique à lui-même, sur son tapis de feuilles jaunies. Les souvenirs lui arrachaient une émotion aussitôt évanouie, allant rejoindre le fonds d'états d'âme de son existence.

L'arbre grandissait un peu plus au fil des saisons, édifiant de nouveaux bourgeons, prolongeant ses rameaux, se couvrant éphémérement de fleurs puis de fruits. Les souvenirs formaient l'humus. Une sève riche était prête à inonder son coeur, à alimenter ses pensées.

Le tapis de feuilles n'appartenait plus à l'arbre. Dans quelques années, transformées, recyclées, disparues, elles contribueraient à l'alimenter. Il grandirait, fleurirait, fructifierait. Il rebourgeonnerait après la léthargie réparatrice de l'hiver.

Un moteur se fit entendre. Le passé est-il sl insignifiant? Où sont passés ces heures, ces jours, ces mois, dont seulement quelques bribes lui revenaient par à-coups? Le bruit de moteur s'intensifla. Le vent accentua son effort sur la multitude de feuilles qui s'accrochaient. Bonheur, douleur, joie, tristesse, plaisir, nostalgie se mêlèrent. Il grlmpa sur Î'arbre et s'envola.

07 mai 2007

!?!!??

A la date d'aujourd'hui

Après celle d'hier

Je déblatère

Je rumine

Je continue

Prépare la suite

Car il y en a une

Faire quand même,

Ne pas s'endormir

Ne pas baisser les bras

Observer, être vigilant

Se battre contre des murs,

Mais avancer, avancer, tant qu'on peut...