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26 septembre 2008

Girafes

Il n'y a plus de girafes

Parties sans épitaphes

Ni trompettes absentes

Dissoutes sans tambours

A mon appel vain et sourd

Hagard éperdu dans la sente

Elles ne répondent plus

Longs cous tête feuillue

Elles m'ont laissé tomber

Je suis là bizarre bouche bée

Perplexité descente sur terre

Mais que deviens je de quel bois

De quel trempe suis je devenu

Pour ne plus entrevoir des nues

Que les âmes aux amers abois

Et là zordi je me vois à terre

Groggy coco plein confit

Corps à coeur battant

Humant haletant le temps

Fuir les attirants défis

Girafes où êtes vous

Horizons lointains

Courage éteint

Montrez vous !

29 juin 2008

Hébétude

Le soir a doucement jeté sa cape

Avec lui la fraicheur s'est installée

Hébétude lente torpeur de l'esprit

De paresse douce je me suis épris

L'aiguillonante ferveur s'en est allée

La lassitude a fait son travail de sape

Chants des insectes rythme insolent

Vrombissement de la ville agression

Je ne sais pas je ne sais plus guère

Ignorer oublier le sel de la terre

Laisser aller ne pas faire diversion

Laisser faire le tempo indolent

Glisser en sourdine dans l'onde

Gouter le nirvana sans retenue

Pensée onctueuse larvée

En ton sein je vais me lover

Paisiblement m'abandonner nu

A la délicatesse féconde 

 

23 juin 2008

Heureux ?...

"J'ai décidé d être heureux , parce que c'est bon pour la santé." (Voltaire)

Citation glanée chez Goellia... 

  

13 juin 2008

Soi

Non, ce n'est pas simple. Il fut un temps où j'ai du confronter cette difficile nécessité de passer d'une vie à l'autre, de me confronter au passé tout en en voulant plus, de me retrouver dans l'avenir et de me demander si j'étais vraiment moi, et, pour finir de me rendre compte que je n'étais plus tout simplement au présent et qu'il était important que je le retrouve. On a chacun notre individualité, notre histoire, nos dispositions. On peut se rendre compte un jour justement que l'on peut être aussi ça, ou ça, ou ainsi, selon les circonstances, les configurations. Peut être peut on rester soi, mais qui est le soi ? Les évènements de la vie nous amènent un peu plus vers ce que l'on est ou vers ce que l'on est susceptible d'être. Se connait on vraiment, quelles sont les parcelles inconnues enfouies ou enfuies de notre être que l'on aimerait bien découvrir tout de suite ? Ou redécouvrir?

04 juin 2008

Journée pas ordinaire de tous les jours

Réveil pelotonné sous la couette calin du matin café tartine confiture 2ème café douche rasoir 3ème café voiture je devrais aller à pied mais je vais en voiture quand même plongée dans les dossiers téléphone projets ouf pause repas reunions consultations courriers rapports analyses tableaux rendez vous publications réponses aux mails programmation retour à la maison les nerfs se relachent la journée ressort en noir et blanc ou en couleur, selon, petite bière diner réparateur discussion sur la comète refaire le monde ne pas remettre à demain relativiser remettre quand même ça le lendemain.

Il va falloir que j'y alle à pied, c'et tellement mieux, et déjà ça de gagné... 

27 avril 2008

Journée solitude

Journée solitude radieuse et frustrée soleil de plomb brise apaisante se couler dans l'onde vivifiante les palmes s'entrechoquent l'ombre joue sur les voilages à l'envi du vent coulis océan à l'infini terre indécise inquiète Still Life Kills inscription en peinture rouge sur la 4 voies Sweet Dreams Save les mots sont là la pensée se creuse un chemin d'autres mots s'agitent pensées creuses les mots sont las ils sont las de remplir fossés de la civilisation vagues déferlantes vague à l'âme houle contraire tsunami de l'incompréhension Les palmes s'agitent le cocotier s'effraie l'océan impavide narcois reste d'huile folie des hommes solitude des âmes portes ouvertes sur les mots mots doux mots question mots caresses mots révolte mots frivoles mots pensée maux pansés

26 avril 2008

Les 7 savoirs

Le billet de Rony, politiciens serviles, du 16 avril, et les nombreux commentaires qu'il a engendrés, m'ont fait reprendre l'ouvrage "Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" d'Edgar Morin (Unesco, 1999, et Seuil, 2000). Le travail d'E Morin dans ce livre est de tenter de dégager les thèmes qui devraient devenir fondamentaux dans nos enseignements. Son propos n'est pas de s'arrêter aux matières à enseigner, mais il tient à exposer les problèmes fondamentaux d'autant plus nécessaires à enseigner qu'ils demeurent totalement ignorés ou oubliés :

- les cécités de la connaissance : l'erreur et l'illusion

- les principes d'une connaissance pertinente

- enseigner la condition humaine

- enseigner l'identité terrienne

- affronter les incertitudes

- enseigner la compréhension

- l'éthique du genre humain 

21 mars 2008

Petit matin

Petit matin grand soleil déjà silence d'or quelques pépitements d'oiseaux même pas un insecte tranquillité trompeuse du monde bleu éclatant du ciel café pain confiture yaourt café Je m'arrache enfile pantalon chemise chaussettes chaussures serrure fermée clef de contact autoradio embranchement virage descente voitures motos vrombissements klaxons feu rouge vert piétons promenades du chien jogging du matin clignotant freinage accélération infos du matin dutronc il est 5 heures Paris s'éveille je me gare lunettes de soleil contre lunettes standard parking entrée principale couloir bureau plongée en apnée.

11 février 2008

Autruche


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Fais pas l'autruche ouvre les oreilles écarquille les yeux regarde prends ton envol écoute le vent tintinnabuler dans les palmes du cocotier les flots dévaler dans la ravine les moteurs vrombir sur la colline d'en face les chiens japper nerveusement piteusement derrière les portails les casseroles s'entrechoquer dans les cuisines à la nuit qui tombe dictature de l'action faillite de la pensée rêves infinis perdus dans l'ether Discours images bruits paroles Silence harmonie création communion L'autruche s'évade au bruit de l'homme grandes enjambées méfiance peur justifiée non réfléchie pertinente instinct libéré contraint homme qui se croit discret bois qui craque sous les pas lourdauds odeur de mâle véhiculée par la bise des tam tams victorieux
Fais pas l'autruche ?
 

12 janvier 2008

Politique de civilisation

... Nous savons que l'approfondissement des crises ou l'approche bien visible de catastrophes peuvent susciter prises de conscience et prises de décisions salvatrices. De Tchernobyl à la vache folle, nous ne sommes qu'au début des catastrophes dont tôt ou tard on découvrira les causes ou origines civilisationnelles. La politique de civilisation deviendra alors - clairement - la seule issue pour freiner la machine productiviste/énergivore, remplacer les énergies polluantes par des énergies non polluantes, passer du quantitatif qu qualitatif, produire et consommer moins mais mieux.
La politique de civilisation est une mission de nécessité et d'ampleur historique. Elle doit se développer sur la décennie et se poursuivre au delà. Elle non un "modèle", ni un "projet" de civilisation, mais une voie.
Elle appelle à la fois à la reconquête du présent, à la régénération du passé, à la reconstruction du futur.
Elle permet de ressusciter une espérance concrète. Cette politique de résistance à la nouvelle barbarie porte en elle le principe d'une espérance.
L'ingrédient vital dont nous avons tous besoin - et la politique aussi -, c'est l'espoir. La résurrection de l'espoir n'est pas ici la résurrection de la Grande Promesse., c'est la résurrection d'une possibilité. Ni l'incertitude, ni l'angoisse ne sont supprimées, mais, comme on ne peut supporter l'incertitude et l'angoisse que dans la participation, dans l'amour, dans la fraternité, dans l'action, la politique de civilisation porte en elle l'élan, la participation, l'espérance.
 

E Morin, "Pour une Politique de Civilisation", Ed Arléa, diffusion seuil, mai 2002, pp 78-79

 

19 décembre 2007

Pffff....

2007... se meurt, convulse, quelle année 

Pas le temps de la sentir se terminer

On s'en va, on prend des vacances

Après, on sera en 2008

Et on ira où ? 

02 décembre 2007

dimanche océan

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Aujourd'hui dimanche je me suis installé sur la table ronde face à l'océan bleu bleu foncé ligne d'horizon blanche grise couronne de nuages bas ciel bleu palot. Groggy face à l'immensité étroitesse du monde musique Perpetua de Renaud Garcia Fons violon crissant nostalgie croquant à pleine dent Les chemins sauvages de Garbarek trompette criant la vie contre vent et piano mots dispersés recherchés les corps sont beaux sans les âmes si mon slip est en kangourou têtes raides harmonie de l'acordéon parce qu'il n'attachait pas son chapeau les marécages l'ont avalé tout cru tout beau les corps sont beaux sans les hommes. Immensité vibration de l'âme back to Breizh d'Alan enlacement de la harpe avec les profondeurs des entrailles Tassilé de Tarsagh et Ohman merveilles des cultures rythmes endiablés ou lancinants je revis loin des carcans mouvements de l'âme mouvements de l'homme xylophone de zambezi marima band déhanchement évasion terre d'asile terre de folie misére et beauté paradoxes clavier de mots jetés.

 

 


20 octobre 2007

Grand matin

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Réveil grand matin
Grand soleil dehors,
Petite brise, vent coulis, coeur léger,
Toute la journée devant moi,
My Lady d'Arbanville en toile de fond
Clin d'oeil aux amis blogueurs
Au loin un vacarme assourdi
Un bull en plein terrassement 
Par la fenêtre les oiseaux chantent
Mon esprit tintinabule 
Café noir ami je sirote avec bonheur
Pain frais pétri la veille avec amour 
 
 Nouvelles et commentaires du matin
Sur l'écran virtuel reflet déformé 
Cécilia Sarko émeuvent le monde
C'est pas mes oignons
 Les bleus ont perdu, et alors ?
Elections au Togo, pseudo-démocratie
France de sarkosy 63% satisfaits 
Et dans la rue aussi ? 
Guy Moquet, instrumentalisation
Jungle urbaine, Lucky Dube assassiné
Le monde de la Recherche malade 
 
Je regarde par la fenêtre
Le vent forcit
L'arbre du voyageur s'agite 
Un hélicoptère passe
Un couple de Paille-En Queue  
Au loin le bull s'affaire
Allez, je retourne à mes dossiers
Je vais me refaire un café 
 

12 octobre 2007

Dire, écrire

L'homme possède la faculté de construire des langages, par lesquels chaque sens se peut exprimer, sans avoir nulle notion ni de la manière dont chaque mot signifie, ni de ce qu'il signifie...

 

Ludwig Wittgesnstein,

Investigations philosophiques.

10 octobre 2007

Les hommes aux yeux secs

Je prèfère encore croire que les yeux des hommes peuvent se mouiller, croire dans la pluie du monde, pour arroser et faire s'épanouir, empècher la désertification des coeurs et des âmes, l'assèchement des terres fertiles de la poésie et de la beauté....

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