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18 mai 2007

Bfff !

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Monde des hommes, monde infâme, je ne peux plus longtemps continuer à te regarder en face, je m'en vais, je te tourne le dos et préfère t'ignorer, je ne comprends plus, je ne veux plus comprendre, tes faux semblants, tes silences et négligences recherchées, tes dérobades après les clins d'oeil et grandes accolades, pouvoir contre intelligence, finances contre valeurs, oeillères contre holisme, je prèfère retourner dans ma jungle féroce, brouter le haut des arbres, les feuilles charnues et savoureuses, parler aux oiseaux et phacochères, courir avec zèbres et gnous, antilopes et springboks, m'abreuver avec dame lionne et ses rejetons, deviser sur le monde fascinant des fourmis et des termitières, ici pas de paradis fiscal, pas de multinationale, pas de réseaux financiers internationaux, que la loi de la nature, enfin presque, mais pour combien de temps ?
 
 
 
 

17 mai 2007

Inégalités et pauvreté en hausse

Inégalités et pauvreté toujours en hausse, selon le BIP 40
le 11 mai 2007

Le réseau d’alerte sur les inégalités (RAI) a publié sa nouvelle édition du « Bip 40 » (Baromètre des inégalités et de la pauvreté). Un constat : cet indicateur synthétique de l’insécurité sociale est à son plus haut niveau depuis 1980.

Si pendant la période 2002-2005, la montée du chômage et la précarisation de l’emploi ont fortement contribué à faire monter ce baromètre, il apparaît que la hausse constatée sur les années les plus récentes est due à l’aggravation importante des inégalités en matière de logement : « le creusement des inégalités en matière de logement a eu un impact majeur : il explique environ la moitié de la hausse du Bip 40 entre 2002 et 2005 » selon le Réseau d’alerte sur les inégalités et le Collectif « Autres Chiffres Du Chômage ».

Le nombre de personnes qui basculent vers les minima sociaux à cause du chômage, ou qui ont des emplois précaires mal rémunérés, augmente. Conséquence : cette population peine à se loger et n’a plus les moyens financiers pour acquérir son propre habitat, alors que le marché de l’immobilier, qui se porte bien, est un excellent gage de sécurité pour tous les propriétaires.

Par ailleurs, le RAI constate également que les inégalités en matière de réussite scolaire ne diminuent plus.

16 mai 2007

L'île

Son pas était régulier et posé, accompagnant le rythme des réflexions. Il avait décidé de remonter par le chemin de la Ravine à malheur, celle que les habitants alentour avait longtemps évitée du fait des légendes mystérieuses reproduites et embellies au fil des générations. Le bord du chemin était tapissé de goyaviers touffus et étouffant les autres espèces végétales. A cette époque ils ne portaient aucun fruit, n’offrant au marcheur que le spectacle de leurs feuilles lisses, fondant les parois du chemin en une couleur verte uniforme, où le regard cherchait désespérément d’autres teintes auxquelles s’accrocher. Lavergne échafaudait les plans de son projet, sur lequel il passait le plus clair de son temps et de ses nuits depuis maintenant plusieurs mois. Les moindres détails devaient être passés en revue, car il n’était pas question que survint un quelconque incident.
Au détour de la Pointe Cabri, son regard resta accroché sur le découpage des reliefs. Le panorama s’étendait de la mer jusqu’aux hauteurs du nord-ouest en toile de fond, exposant au premier plan la lente descente vers les plaines de l’ouest, tailladée par les échancrures profondes creusées au fil des siècles par les écoulements torrentiels impétueux et imprévisibles de l’été tropical. Il ne s’était jamais lassé de la vue exhibée en ce lieu. L’étendue liquide à gauche prenait selon les moments les teintes les plus diverses, ajoutant toujours au tableau une note originale tendant à persuader le spectateur qu’il était que jamais il n’avait encore pu bénéficier de l’oeuvre qu’il s’offrirait en parcourant de nouveau ce sentier.
Il contemplait la mer qui isolait l’île de toutes parts, cet océan qui n’offrait que peu de ressources aux hommes de l’île, qui était susceptible des plus grands courroux, comme en témoignaient les espaces désormais immergés des bas, agrandissant l’ancienne baie qu’il avait connu de nombreuses années auparavant. Tout juste pouvait-on deviner maintenant quelques anciennes routes émergeant de l’écume pour s’attaquer aux pentes menant vers les hauteurs autrefois surpeuplées mais nues. Nues car pelées de toute végétation, incapable de se développer sur cette terre appauvrie par des années d’exploitation humaine irréfléchie et avide. Quelques îlots arbustifs de feuillus, de rares agglomérats d’arbres esquissaient une reconquête de la terre,  qui allait demander un temps bien supérieur à celui qu’il avait fallu à l’homme pour écorcher vif ce rocher volcanique perdu.
 
 
 

15 mai 2007

Laissez les grandir ici

 

 

 

 

Nous sommes des enfants de « sans papiers ».

Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour
même s’il est en France depuis longtemps.

Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.
Ils ont fui la violence, la misère.
Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure
Certains d’entre nous sont nés ici.
Avec ou sans papiers la France est notre pays.

On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.
Tous les jours on a peur.
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro.
On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.
On y pense tout le temps.
A l’école aussi.
Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?

L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers.
On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures.
On s’est inscrit dans des bureaux.
On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé.
On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.

Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses.
Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non.
Arbitrairement.

Maintenant on est en danger et on doit se cacher.
Pourquoi cette injustice ?

Nous ne voulons plus vivre dans la peur.
Nous voulons que la France nous adopte.
Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.

Laissez-les grandir ici!

 

 

14 mai 2007

Fraicheur nue


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Où l'art rejoint la marche de l'humanité. Une foule qui pose nue sur la place du Zocalo à Mexico. Une initiative réussie pour le photographe New-Yorkais Spencer Tunick, bravant le conservatisme et les dogmatismes. Dix-huit mille personnes ont répondu à son appel, dans la bonne humeur et avec un enthousiasme frondeur (image issue d'un article du Monde du 11 mai).

13 mai 2007

Ma moitié

Il y a une personne dont je ne parle pas (ou presque) ici. Ou alors, de façon très indirecte, mais ça, c'est la complicité que je ne dévoilerai pas dans ces lignes. Elle est celle qui partage mes joies, mes humeurs, mes états d'âme, mes ras le bol au-retour-du-boulot-qui-me-prend-la-tête-avec-toutes-ces- conneries-enfin-pas-tellement-conneries-que-ça-mais-il-y-en- a-de-trop-vous-savez-avec-toutes-ces-cases-remplies-à- travailler-à-la-suite-quand-ce-n'est-pas-en-même-temps-et-ces -intérêts-contradictoires-à-ne-plus-savoir-où-donner-de-la-tête- pour-ne-pas-tourner-en-bourrique-ou-ne-pas-claquer-la-porte- même-si-ça-arrive-quand-ça-déborde...

Enfin, bref, c'est elle, elle m'assume, nous nous soutenons, elle me porte, je l'affectionne, je la chérie, je la lit jusqu'à la lie. Elle m'a tenu la tête hors de l'eau quand il était grand temps. L'apnée ne pouvait pas durer beaucoup plus à l'époque. Et nous avons repris la route. La route est semée d'embûches, mais nous sommes deux. Confrontons, affrontons, construisons, mais vivons. Je lui doit beaucoup, même si elle me rétorquera qu'elle aussi elle me doit tout. 

12 mai 2007

Bruits du soir

Le soir tombe, le ciel s'embrase. Calme sur fond sonore de la ville. Moteurs sourds. Jappements. Muezzin. Pleurs. Un chat miaule. Pas un souffle. Vaisselle. Cuisine. Scintillement multiple des réverbères en contrebas. Des applaudissements et huées très loin. Spectacle ? A cette heure ? Les chiens s'excitent, s'entretiennent, grondent, vitupèrent. Moto rageuse sur la route en lacet de la colline d'en face. Il fait bientôt noir, les bruits prennent leurs aises. Ecoute du monde. Sans paroles. Nuages blancs puis rouges puis roses puis gris puis noirs. Je rentre.

09 mai 2007

Du danger des analyses hâtives

Au lendemain des élections, beaucoup y vont de leurs analyses en prenant appui sur les résultats en % ou en millions, sur le découpage de l'électorat selon les tranches d'âges, professions, et autres diverses catégorisations... Attention à ces fausses analyses "sociologiques" qui classent, catégorisent, stratifient, statistiquent, font fi de l'individu singulier et social. Le résultat est là, c'est maintenant une donnée que l'on ne peut nier. Néanmoins, l'analyse est nécessaire, permettant la réflexion et la constrcution, mais laisssons la faire par ceux qui peuvent la faire, et pour cela il faut du temps, plus de temps que ne veulent bien nous faire croire les instituts de sondage et pseudo experts polito-jenesaisquoi.

08 mai 2007

L'ARBRE ET LES SOUVENIRS

 

medium_arbre.jpg L'arbre le regardait. Le vent secouait les branches feuillues. Le souvenir agitait ses pensées. Quelques feuilles tombaient. Il pensait et oubliait. La forme même du souvenir s'altérait et se liquéfiait.

L'arbre restait là, identique à lui-même, sur son tapis de feuilles jaunies. Les souvenirs lui arrachaient une émotion aussitôt évanouie, allant rejoindre le fonds d'états d'âme de son existence.

L'arbre grandissait un peu plus au fil des saisons, édifiant de nouveaux bourgeons, prolongeant ses rameaux, se couvrant éphémérement de fleurs puis de fruits. Les souvenirs formaient l'humus. Une sève riche était prête à inonder son coeur, à alimenter ses pensées.

Le tapis de feuilles n'appartenait plus à l'arbre. Dans quelques années, transformées, recyclées, disparues, elles contribueraient à l'alimenter. Il grandirait, fleurirait, fructifierait. Il rebourgeonnerait après la léthargie réparatrice de l'hiver.

Un moteur se fit entendre. Le passé est-il sl insignifiant? Où sont passés ces heures, ces jours, ces mois, dont seulement quelques bribes lui revenaient par à-coups? Le bruit de moteur s'intensifla. Le vent accentua son effort sur la multitude de feuilles qui s'accrochaient. Bonheur, douleur, joie, tristesse, plaisir, nostalgie se mêlèrent. Il grlmpa sur Î'arbre et s'envola.

07 mai 2007

!?!!??

A la date d'aujourd'hui

Après celle d'hier

Je déblatère

Je rumine

Je continue

Prépare la suite

Car il y en a une

Faire quand même,

Ne pas s'endormir

Ne pas baisser les bras

Observer, être vigilant

Se battre contre des murs,

Mais avancer, avancer, tant qu'on peut... 

05 mai 2007

Réfutations

un film de Thomas Lacoste

Seize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d'urgence... avant qu'il ne soit trop tard.
 
 
 
 
Ce film est libre de droit. Nous vous invitons à en assurer la diffusion la plus large (le faire connaître, circuler, projeter, etc.). Il peut aussi être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :
« Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »

Un film de Thomas Lacoste avec la participation de Jeanne Balibar, Monique Chemillier-Gendreau, Anne Debrégeas, Eric Fassin, Hélène Franco, Susan George, Nacira Guénif-Souilamas, Thomas Heams, Michel Husson, Bruno Julliard, Christian Lehmann, Richard Moyon, Thomas Piketty, Emmanuel Terray, Louis-Georges Tin et Alain Trautmann.

02 mai 2007

Les Droits de l'Homme

La Ligue des Droits de l'Homme a pris position pour le vote du 6 mai. A lire sur le blog de La Fanchon.

01 mai 2007

Raisonnable ?

J - 5. Hier, discours enflammé de Nicolas Sarkosy. Comment peut on proférer des choses pareilles ? Arrêtons, s'il vous plait. Ce n'est même plus un choix de société, ce n'est même pas une question de gauche ou de droite, c'est la sagesse et l'humanité qui est en jeu. Je n'irai pas plus loin, je préfère reproduire ici un extrait du texte d'Anne Laure Bondoux, que Thierry Lenanin a publié sur son Blog à la date du 30 avril, allez y faire un tour, lisez le dans son intégralité, il prend aux tripes. 

"...

RELATIVISME (définition du Robert) : "Doctrine qui admet la relativité de la connaissance humaine. Doctrine d’après laquelle les valeurs (morales, esthétiques) sont relatives aux circonstances (sociales, etc.) et variables." Nicolas Sarkozy veut liquider ça. Autrement dit : la pensée.

Comment un pays, comment la France, peut-elle porter au pouvoir un homme qui refuse la pensée ? La pensée n’est ni de droite ni de gauche, je suppose. Elle est juste l’essence de l’homme, sa caractéristique fondamentale.

Quel genre d'animal politique peut tenir des propos pareils ?

Je vous l’ai dit : je ne suis pas raisonnable. J’adorerais me tromper.
"


Anne-Laure Bondoux, sur le blog de Thierry Lenain

29 avril 2007

Baobab

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22:50 Publié dans Coin perso | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vive la vie, arbres

28 avril 2007

Mangeons...

Comment en est on arrivé là ? Faut il attendre de voir des images pour réellement mesurer l'ampleur de l'horreur de notre monde ? Comment se nourrit-on dans notre société moderne ? On le sait bien production en masse, élevage industriel... Et pourtant... Comment faire pour que ça cesse ?

Je relaie ici vers le blog de Julien, visionnez l'extrait du film Notre pain quotidien... Sans paroles.